Recherche sur les cancers : tout s'accélère Du cancer AUX cancerS

RECHERCHE SUR LES CANCERS : TOUT S'ACCELERE | DU CANCER AUX CANCERS

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COM : S'il faut inventorier et classer toutes ces tumeurs, c'est parce qu'elles sont de nature différente. Les identifier et les distinguer permettra de mieux les traiter. Fabrice André Médecin - chercheur en oncologie Inserm U981 Institut Gustave Roussy - Villejuif Aujourd’hui, la principale avancée dans la recherche sur le cancer, c’est qu’on ne parle plus d’un cancer, mais qu’on parle d’une multitude de cancers, chacun caractérisé par une anomalie précise pour lesquels on commence à connaître les mécanismes. Jessica Zucman-Rossi Médecin - chercheur en oncologie Inserm U674 Université Paris Descartes On a pas un seul type de cancer du foie, mais différents types de cancers du foie. Et une fois qu‘on a compris qu’il y avait différents types, nous développons ce qu’on appel des signatures moléculaires, qui vont être les outils qui vont nous permettre de classer, en fait, les tumeurs dans l’un ou l’autre des types. Karin Tarte Enseignant - chercheur en immunologie Inserm U917 Université Rennes 1 Lorsque l’on parle de lymphomes, il y a une classification très complexe, avec une espérance de vie très différente, avec des pathologies très différentes. Donc il faut effectivement parler de cancers au sens large. Et même au sein d’un type de cancer donné, savoir qu’il existe des sous-groupes de patients. Et c’est un peu ça l’avancée dans le monde des cancers aujourd’hui, c’est essayer de comprendre cette hétérogénéité, de pouvoir identifier des groupes de malades, que l’on va pouvoir prendre en charge différemment, pour leur suivi et leur traitement. Olivier Delattre Médecin - chercheur en oncologie Inserm U830 Institut Curie - Paris Et on sait maintenant, de façon très claire, qu’il y a plusieurs types de cancers du sein, plusieurs types de cancer du cerveau, plusieurs types de cancer du poumon. Que ces différents types n’ont pas la même biologie, c’est à dire n’utilisent pas les mêmes armes pour se développer, et qu’ils ont très certainement besoin de traitements différents. Fabrice André Médecin - chercheur en oncologie Inserm U981 Institut Gustave Roussy - Villejuif Et à mon avis, tout ça, ça nous fait entrer dans une période de 10 ans, dans laquelle les progrès vont être considérables.